Les sept fontaines sont taries
Qui jaillissaient dans la grand'place
De la ville où la populace
Accourait rire aux féeries.
Sur le palais dont les cent porches
Ne s’ouvriront plus à l’attente,
Tombe la nuit épouvantante,
Lourdement, sans bruit ni torches.
La danse est dansée aux terrasses
Où ne vibreront plus de cordes :
Le Conquérant, avec ses hordes,
A passé, fuyant ses traces.
Seule parmi les fleurs fanées,
Celle qui survit à la vie
File en chantant à voix ravie
Le lin rouge des années.
Là-bas la route des désastres
Monte vers la montagne sombre
Où la Fileuse entend, dans l’ombre,
Tonner la chute des astres.