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1895

XII

Stuart MERRILL

Les sept fontaines sont taries Qui jaillissaient dans la grand'place De la ville où la populace Accourait rire aux féeries.

Sur le palais dont les cent porches Ne s’ouvriront plus à l’attente, Tombe la nuit épouvantante, Lourdement, sans bruit ni torches.

La danse est dansée aux terrasses Où ne vibreront plus de cordes : Le Conquérant, avec ses hordes, A passé, fuyant ses traces.

Seule parmi les fleurs fanées, Celle qui survit à la vie File en chantant à voix ravie Le lin rouge des années.

Là-bas la route des désastres Monte vers la montagne sombre Où la Fileuse entend, dans l’ombre, Tonner la chute des astres.

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