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1895

IV

Stuart MERRILL

Des lauriers, des lilas et des lys Pour ma sœur des oiseaux, Qui pleure les jours de jadis Au bord des eaux !

Le fleuve se hâle sous le vent, Vite, comme un oubli, Vers la mer de la mort, avant L’effort faibli.

O sœur ! ô sœur ! où sont les oiseaux Pépiant à tes doigts Lorsque tu soufflais aux roseaux L’âme des bois ?

Ce vent venu du pays des fous Rebrousse au loin leurs vols ; Ma sœur, va prier à genoux Les rossignols !

Oublie un peu que tout a été Tel un rêve en sommeil : Les fleurs et les oiseaux d’été Et le soleil.

Des nénufars blancs et des iris Pour ma sœur des oiseaux, Et pleurons les jours de jadis Au bord des eaux !

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