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1895

III

Stuart MERRILL

Mon front pâle est sur tes genoux Que jonchent des débris de roses ; O femme d’automne, aimons-nous Avant le glas des temps moroses !

Oh ! des gestes doux de tes doigts Pour calmer l’ennui qui me hante ! Je rêve à mes aïeux les rois, Mais toi, lève les yeux, et chante.

Berce-moi des dolents refrains De ces anciennes cantilènes Où, casqués d’or, les souverains Mouraient aux pieds des châtelaines.

Et tandis que ta voix d’enfant, Ressuscitant les épopées, Sonnera comme un olifant Dans la danse âpre des épées,

Je penserai vouloir mourir Parmi les roses de ta robe, Trop lâche pour reconquérir Le royaume qu’on me dérobe.

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