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1868

LE SOMMEIL DU MANDARIN

Guy MAUPASSANT

Sur sa table de nacre au reflet argenté, La lune souriait aux tours de porcelaine, Et trois dames causant au milieu de la plaine Jetaient comme cet astre une étrange clarté.

Et tandis que le vent soufflait au loin sa plainte, Mollement étendu sur des tapis soyeux, Sous les rayons fleuris de sa lanterne peinte Le mandarin Von-Thang avait fermé les yeux.

Pendant qu’il regardait tranquillement la flamme Qui versait du plafond ses filets de couleur, Un songe était venu voltiger sur son âme, Comme un oiseau de pourpre au-dessus d’une fleur.

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LE SOMMEIL DU MANDARIN · Guy MAUPASSANT · Poetry Cove