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1887

PETIT AIR

Stéphane MALLARMÉ

Quelconque une solitude Sans le cygne ni le quai Mire sa désuétude Au regard que j'abdiquai

Ici de la gloriole Haute à ne la pas toucher Dont main ciel se bariole Avec les ors de coucher

Mais langoureusement longe Comme de blanc linge ôté Tel fugace oiseau si plonge Exultatrice à côté

Dans l'onde toi devenue Ta jubilation nue

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PETIT AIR · Stéphane MALLARMÉ · Poetry Cove