Le Faune rêverait hymen et chaste anneau Sans les nymphes du bois s'il s'avisait d'entendre Au salon recueilli quand le grand piano Tout comme votre esprit passe du grave au tendre.
Laid Faune ! comme passe aux bocages un train Qui siffle ce que bas le chalumeau soupire Vas-tu par trop de flamme empêcher ce quatrain Maladroit à la taire
ou, s'il la disait, pire. Ce Faune, s'il vous eût assise Dans un bosquet, n'en serait pas A gonfler sa flûte indécise
Du trouble épars de ses vieux pas. Faune, qui dans une éclaircie Vas te glisser tout en dormant Avec quatre vers remercie
Dujardin ton frère normand. Faune, si tu prends un costume Simple comme les liserons Dujardin et moi non posthume
Nous te populariserons. Victor il me plaît quand j'ouïs Tes vers qu'avec éclat renaisse Sous des bosquets évanouis
Le chalumeau de ma jeunesse. Fallait-il que tu t'assoupisses, Faune qu'aujourd'hui l'on connaît, Pour attendre ces temps propices
Avant d'aller chez Baronet ? Dupray dont l'esprit aux combats Comme l'or d'un clairon se dresse Riez que le Faune très bas
Enfle sa flûte à votre adresse. Satyre aux baisers inexperts Qui pourchasses outre la brune La fauve Nymphe, tu les perds
Il n'est d'extase qu'avec une. Sa flûte un peu de côté Il en joue et se recule L'espoir de connaître ôté
A qui va cet opuscule. Si peu d'écume sur un golfe C'est cela ce rire venu Hors de quelque flûte, ô Rodolphe
Darzens, dans mon silence nu. Pan tronc qui s'achève en homme Moins gravement embrassait
Les pipeaux que je ne nomme La comtesse de Grasset. Hirsch, poëte, si vous n'aviez
Pour y délivrer la minute Idéale tous les claviers Le faune écouterait sa flûte. Faune
avec ton chant s'il brusqua Le cours de l'heure qui s'éloigne Retiens près du Bois de Boulogne La princesse Poniatowska.
Sylvain d'haleine première Si ta flûte a réussi Ouïs toute la lumière Qu'y soufflera Debussy.
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