Aux encans où l'or aime braire, Le prodigue Darzens a beau S'exténuer comme un libraire Je lui signe, moi, ce Corbeau.
Mes vers joyeux dans tout ceci De briller par l'or de ta rente, O Rodolphe Darzens merci, Te proclament un des Quarante.
Paon, je n'aurais pas osé croire Que cet été-ci m'octroyât O délice mieux que la gloire De porter ce livre à Royat.
Paon, du souci qui m'éloignait Je suis quitte aujourd'hui Dimanche, Et je vous baise le poignet Si vous écartez votre manche.
Muse, qui le distinguas, Si tu savais calmer l'ire De mon confrère Degas, Tends-lui ce discours à lire.
Louÿs ces vers recopiés O svelte enchantement, la Stance Fleurit et rit mieux de ses pieds Que dans une autre circonstance.
Louÿs, ta main frappe au Sépulcre d'Edgar Poe. Sois, Louÿs, l'aile qui propages A quelque altitude ces Pages.
Attendu qu'elle y met du sien Vous feuillets de papier frigide Exaltez moi musicien Pour l'âme attentive de Gide.
O Muse pas plus au jardin Natal tu n'es ensevelie Que chez le très cher Frantz Jourdain Il lit les vers et les relie.
Vous me prêtâtes une ouïe Fameuse et le temple ; si du Soir la pompe est évanouie En voici l'humble résidu.
Livre, fusses-tu somnifère Ne change en Belle au bois dormant Celle qui ne saura mieux faire Que rester Madame Normant.
Exultez le temps mes vers Que vous accorde une œillade Bénigne et pas de travers Le princier Laurent Tailhade.
Mars vient ou tantôt pleut et neige La lune au carreau minaudait J'écris avec le privilège De Madame Alphonse Daudet.
Gracieuseté touchante Que soit gardé comme sien Ce livre qui tout bas chante Par Fabre, musicien.
Offre à sa vision amie un promenoir Mainte Page du livre illustré par Renoir Livre tu t'en vas parmi Les nymphes chez Franc Lamy.
Amusez-vous du Conte Arabe Moi, me voici devenu crabe. O fin de siècle, Hiver ! qui truques Tout, excepté le sentiment,
J'aime quand tu mets gentiment Aux camélias des perruques. Scribe élégant mais trahi, j'en Ressens du noir et le triture,
Et montre pour vous ici, Jean Ajalbert, ma vraie écriture. Fortune, entre les houris Pour le seul rimeur salaude
Bientôt si tu me souris J'irai voir Monsieur Grosclaude Si l'on baille ainsi souvent De matines jusqu'à laudes
C'est que dans notre couvent Se trouvent peu de Grosclaudes. Golconde illumina toute l'Inde, mais l'Aude A Carcassonne ; ici je rencontre Grosclaude.
Lettre, il faut que tu t'antidates Pour ne trop tard conter qu'on n'est Avec ou sans caisse de dattes Pas plus charmant que Baronet
J'ai mis ma chatte ronronnait Ce mot pour le cher Baronet. J'ai mis.
que n'est-ce dans l'airain Ce mot au cher chanoine Rain. J'ai mis Aquilon sois clément
Ce mot-ci pour Pierre Normant. Je dis comme gentleman Speaker
A Monsieur Metman. Le pleur qui chante au langage Du poète, Reynaldo Hahn tendrement le dégage
Comme en l'allée un jet d'eau. Il obtient ce Charles Morice Par les appartements divers Qu'un plafond seul n'endolorisse
L'aile qui lui dicte ses vers. Nom comme pour étinceler Aux immortels dos de basane Tard avec mon laisser aller
Je vous salue, Octave Uzanne. Un rêve m étreint sous sa griffe Et j'ai, toujours sans dormir beau Cajoler ce vain hippogriffe
Il m'éloigne des chers Mirbeau. Quelque an vierge se fait attendre Décembre seul cesse voici
Que j'embrasse comme pain tendre Les deux bonnes gens de Poissy. Le doigt levant une tenture De soie heureuse ou de damas
J'écoute la bonne aventure Que vous chuchote ce Christmas. J'atteste ici pour votre œil enchanté Que James est en parfaite santé.
Avant que six heures ne sonne A la gaîne du corridor J'apparaîtrai chez la personne Qui porte une coiffure d'or
Feuilletez, et l'un comme l'une Avouez que je m'y connais, Moi, personne peu clair de lune En très-vieux albums japonais.
Vous n'avez pas su nos Exclamations : Qu'est-ce ? Avant tant de pruneaux Savourés dans leur caisse.
N'allez pas, je le dis en vers, Éva, rose qu'on ne cueille Regarder la vie à travers La fumée acre du Bird'seye.
Tout en les éternisant Bracquemond ici fait vivre Les traits d'Alidor Delzant A nous ouvert comme un livre
J'ai comme on se livre à des vins Puissants, négligé maint vieux tome Avec les roses de Provins Que me donne Louis Antheaume.
Contre de l'huile de marsouin Ou même un peu de goudron, vais-je Exporter par un touchant soin Mes deux fillettes en Norvège ?
Aujourd'hui ce militaire Prodigue les noms de noms Verbalise et réitère Qu'à dîner nous vous tenons.
Pleureur moins que chantant victoire Ce toast venu d'un du old staff Exprime que j'aimerais boire Avec tous et même être paf.
Ma sagesse vis-à-vis De vous les deux se condense Toute en ce nouvel avis Riez et même qu'on danse.
Montargis, séjour, au buffet De qui le ciel à flots s'épanche Je mets comme le chien eût fait Mon museau sur votre main blanche
Au solennel champ de blé Quand la brise se déroule Sourit l'espoir assemblé De pain pour toute la foule
Notre ami Monsieur de Jouy Sur qui les ans ne peuvent mordre, O mes chers hôtes ! qu'ai-je ouï, Est nommé Conseiller de l'Ordre
Tant que tarde la saison De juger ce qu'on fait rance, Je voudrais à sa maison Rendre cette conférence.
Orateur, comme à mes débuts Vous tendîtes un charmant piège ! Je rêvai, je parlai, je bus Avant que d'endoctriner Liège.
Amandine envers vous ou Jeanne Comme je me sens endetté Que nul de mes vers n'enrubanne L'Ouvreuse du Cirque d'Été.
Ceci, Seigneur, est mon livre de messe Où je vous nomme et vous prie en latin Afin qu'au ciel, dont je fus la promesse Triomphe tard mon regard enfantin.
Pieux livre qui ne sermonne Mais il dit : Priez et joignez Vos mains de petite Simone Vers les cieux jamais éloignés.
Ployé devant la Vierge élue Un ange autrefois la pria Avec ces mots je vous salue Marie, en latin Maria.
Mon regard songeur au-dessus Du saint texte qu'il abandonne Pour séduire l'enfant Jésus Je lève un profil de madone.
C'était un très bon petit chat Joueur à la prunelle bleue Il n'en voulait pas, qu'on marchât Un peu brusquement sur sa queue.
L'une au bois accompagnant l'autre Princess, je crois que vous menez En l'absence exquise du vôtre Madame Laurent par le nez.
Le. petit Saladin Devient un citadin Toi qui soulages ta tripe Tu peux dans cet acte obscur
Chanter ou fumer la pipe Sans mettre tes doigts au mur Polichinelle danse avec deux bosses, mais L'une touche le sol et l'autre l'Empyrée :
Par ce double désir âme juste inspirée, Vois-le qui toujours tombe et surgit à jamais. … Ainsi qu'une fontaine à la fois gaie et noire Étincelle de feux, se cache sous le pin
Coule et veut être celle où la brise ira boire, Un sanglot noté par Chopin. Ici le feu pour renaître Tantôt durable ou charmant
Comme l'amitié du maître Mêle le chêne au sarment. Ci-gît le noble vol humain Cendre ployée avec ces livres
Pour que toute tu la délivres Il faut en prendre un dans ta main. Musique dedans endormie Il suffit pour te rendre aux cieux
Que la lèvre de cette amie Ouvre son baiser gracieux Quand au dining car dîne Alice Qu'elle penche son front têtu
Sur ce petit livre vêtu Tout de rouge cardinalice Nous tous, la rue avec les numéros — Et d'autres noms que ta pudeur recule
Willy Ponsot, tendre et discret héros A marquer mieux que parla majuscule Cousin Victor Margueritte Songe à moi dans ta guérite
O Victor, nous extravaguons Que tu sois parmi les dragons Un appétit d'alligator Une force de jeune butor
Un chapeau en poils de castor Avec une voix de stentor C'est tout craché Monsieur Victor Ayez l'authenticité d'un chèque
Tous mes chers souhaits de Tan pour Becque Mademoiselle Moreno Venez ici même en traîneau Que ce cher Monsieur Marcel Schwob
Éperonne vers nous son cob Ma sympathie anticipa Sur notre rencontre Cipa Je crois bien que dans ce temps-ci
Il n'est de bonté qu'à Nancy Alice Lavigne, ô grappe folle ! est la vigne Qui nous fait oublier Casimir Delavigne Les demoiselles Cazalis
L'autre une rose et l'une un lys. Mignonne, sachez que même pour plaire En tant que la Lune, il faut rester Claire. Je vous rends, Claire de Paris
Le filet, mais j'y reste pris. Je souhaite que ce buvard Sous tes doigts devienne bavard Avant l'aube si tu m'en
Crois, écris à ta maman. J'ajoute mon souhait, voilà Lequel : Écris peu, mais sois là Il ne faut pas serrer les nœuds de ton hymen
Avant d'avoir passé le sinistre examen. Tends-nous aujourd'hui comme joue Cette rose où l'aube se joue. Je n'ai de rêve que selon
Les images de Madelon Ce que votre sourire avec grâce rêva Vous l'avez dans Willie ainsi que dans Éva. A la propension bachique
Chez Willy, succède la chique. Monsieur Kinon je suis trop homme De goût pour dédaigner la pomme. Reçois à ciel ouvert, foin du qu'en dira-t-on !
Les vives amitiés de Monsieur Miraton. Belle, ne laissez jamais choir De larmes sur ce fin mouchoir. Son doux œil est agrandi
Après le cherry-brandy. A tant manger, je serais Non Diane, mais Cérès. J'ai cueilli, pour que tu me crusses
Galant, ces violettes russes. J'ai mal à la dent D'être décadent ! Elle a ce mignon travers
De comprendre un peu mes vers. Voici pour que vous chantiez Ces vers de petit rentier. Votre voix unira nos
Songes et les pianos. Ce point, Dujardin, on le met Afin d'imiter un plumet. Salut ô passant qui te fiches
De lire en été les affiches ! Quand je passe qui rit à Mes caresses, toi, Rita L'oncle de Vèvette et Titi
Leur semble un très-vieux ouistiti. Je garde pieux sur ma trogne Ce baiser qui vient de Pologne. Je ferais même à quatre pattes
Le voyage des monts Carpathes. Pas au hasard, en s'informant Voyage Madame Normant. La lune argenté sur le môle
Julie et Jeannie avec Paule. Chaque autre fleur ne saurait méconnaître Que Missia fit gentiment de naître. Que de bonté dans son calice abrite
Notre lointaine et tendre Marguerite.
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