Éva, princesse ou métayère Allumeuse du divin feu En y posant cette théière Saura le modérer un peu.
Clair regard furtif sur soi-même Ce miroir vous l'enfouirez Dans quelque robe rose ou crème Sitôt vos cheveux admirés.
Cet humble miroir s'ennuyait De ne refléter ton visage Ou, par la fenêtre, en Juillet Quelque autre moins doux paysage.
Ta lèvre contre le cristal Gorgée à gorgée y compose Le souvenir pourpre et vital De la moins éphémère rose.
Lilith confie à votre soin Ce rejeton qu'elle fit naître Pour qu'assis en un petit coin Ainsi vous revoyiez son maître.
Mon très vieux cœur ne dissimule Ici l'espoir que vous groupiez Au gré de l'une ou l'autre mule La braise éparse sous vos pieds
Acclamez d'un petit bruit d'aile Son nez qui jamais ne prisa, Mouchoirs, sans cacher le fidèle Sourire de notre Élisa.
Quand s'approchera de son nez La batiste qu'elle déploie, Mouchoirs, pour Élisa sonnez Toute une fanfare de joie.
Si vous faites naufrage, Élisa tout nous sert, Agitez ces mouchoirs sur un îlot désert. Celle ici qui ne prisa Que l'amitié simple et franche
Veut pour son nez Élisa Une pure toile blanche Mieux vaut sécher le coryza
Que des larmes, bonne Élisa Lisa que votre nez répète Le salut dans chaque mouchoir
D'une impartiale trompette A l'an qui se lève ou va choir Quoique à ses pieds une sultane Ensemble n'en voie autant choir
Lisa, recevez de Stéphane Mallarmé maint et maint mouchoir. Ces mouchoirs un peu trop donnés Lisa souriante sans cesse
Ne les approchez pas du nez Qui manque à la jeune Princesse Respirer à chaque bouchée De ce gâteau qu'on entama
Si l'on ne veut être couchée Avec du mal à l'estomac Ce poème devenu prose, Comme tout se passe à l'envers !
Moi qui devrais pour chaque rose Ne vous envoyer que des vers Sur Pégase si bien en selle Où que vous jette son élan
Restez Bibi, Mademoiselle Julie, avec le nouvel an Ici même l'humble greffier Atteste la mélancolie
Qui le prend d'orthographier Julie autrement que Jolie Julie ou Bibi du Mesnil Rêvant à l'endroit nommé cieux
Ne méprisez ni le nez ni l' Hommage ému de vieux messieurs. Le rire trop prompt à se taire Dont votre air grave est diverti
L'ombrage d'un autre mystère Que le seul chapeau Liberty. Celle qui sous le ciel si vite Atteint une exacte hauteur,
Fleurit, svelte lys et n'évite Qu'à son pied reste le tuteur. Sois correct une étude sûre Y mène, Jacques, ô farceur
Tu tireras avec mesure Les cheveux naissants de ta sœur Jacques le compagnon, superbe, aîné, chasseur Ne médis pas du Ciel qui commande : Et ta sœur ?
Je te donne, Jacques, l'ami Les premiers ans de Franc Lamy L'an a changé de chemise Ainsi dans un geste fier
Méry garde la main mise Sur tous ses trésors d'hier Tu changes d'an comme de robe A ta toilette met la main
Ce quatre-vingt-seize dont l'aube N'est pas celle d'un lendemain Sans les mettre dans vos souliers Comme Noël aux châtelaines
Déesse, il sied que vous fouliez Plutôt d'un pas nu ces fleurs vaines. Ne t'inquiète pas ! souci Hasard, tout un an je souhaite
Que rien n'étonne ton sourcil Vaste comme un vol de mouette Sois chez Madame Normant Peut-être un parfum qu'elle aime
Humble bouquet ne formant Ce souhait que pour toi-même L'an s'en va quoique Whistler nie Ou par Vous on sache oublier
Sourire grâce autre génie De renverser le sablier.
Nos vœux flûte vaine ou le vent Je les tairai Whibley préfère
Vous veniez joyeuse au devant Du seul souhait que je peux faire Quelque hiver sur mon front morose Un flocon de neige creva
Que de l'ongle mutin et rose Vous seule dispersez. Éva Année attends pour y naître Ses mains réchauffant ton vol
Madeleine à la fenêtre Du somptueux entresol. Sourire et jeunes parfums Vous dites très haut : Que n'ai-je ?
Et des almanachs défunts Aussi faites une neige. Qui vogue sur le flots ? ohé ! C'est l'Arche de Monsieur Noé.
Roses, je deviens Céladon Aux pieds de Madame Redon Chaque fleur rêve que Madame Alice Cazalis va respirer son calice
Je fais ce don, si votre amitié l'accueillait Que mon sourire ici brille dans chaque œillet
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