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1896

IX

Maurice MAETERLINCK

Elle est venue vers le palais – Le soleil se levait à peine – Elle est venue vers le palais Les chevaliers se regardaient

Toutes les femmes se taisaient. Elle s’arrêta devant la porte – Le soleil se levait à peine – Elle s’arrêta devant la porte

On entendit marcher la reine Et son époux l’interrogeait. Où allez-vous, où allez-vous ? – Prenez garde, on y voit à peine –

Où allez-vous, où allez-vous ? Quelqu’un vous attend-il là-bas ? Mais elle ne répondait pas. Elle descendit vers l’inconnue

– Prenez garde, on y voit à peine – Elle descendit vers l’inconnue L’inconnue embrassa la reine Elles ne se dirent pas un mot

Et s’éloignèrent aussitôt. Son époux pleurait sur le seuil – Prenez garde, on y voit à peine – Son époux pleurait sur le seuil

On entendait marcher la reine On entendait tomber les feuilles. Elle est venue vers le palais – Le soleil se levait à peine –

Elle est venue vers le palais Les chevaliers se regardaient Toutes les femmes se taisaient. Elle s’arrêta devant la porte

– Le soleil se levait à peine – Elle s’arrêta devant la porte On entendit marcher la reine Et son époux l’interrogeait.

Où allez-vous, où allez-vous ? – Prenez garde, on y voit à peine – Où allez-vous, où allez-vous ? Quelqu’un vous attend-il là-bas ?

Mais elle ne répondait pas. Elle descendit vers l’inconnue – Prenez garde, on y voit à peine – Elle descendit vers l’inconnue

L’inconnue embrassa la reine Elles ne se dirent pas un mot Et s’éloignèrent aussitôt. Son époux pleurait sur le seuil

– Prenez garde, on y voit à peine – Son époux pleurait sur le seuil On entendait marcher la reine On entendait tomber les feuilles.

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