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1896

I

Maurice MAETERLINCK

Elle l’enchaîna dans une grotte, Elle fit un signe sur la porte ; La vierge oublia la lumière Et la clef tomba dans la mer.

Elle attendit les jours d’été : Elle attendit plus de sept ans, Tous les ans passait un passant. Elle attendit les jours d’hiver ;

Et ses cheveux en attendant Se rappelèrent la lumière. Ils la cherchèrent, ils la trouvèrent, Ils se glissèrent entre les pierres

Et éclairèrent les rochers. Un soir un passant passe encore, Il ne comprend pas la clarté Et n’ose pas en approcher.

Il croit que c’est un signe étrange, Il croit que c’est une source d’or, Il croit que c’est un jeu des anges, Il se détourne et passe encore…

Elle l’enchaîna dans une grotte, Elle fit un signe sur la porte ; La vierge oublia la lumière Et la clef tomba dans la mer.

Elle attendit les jours d’été : Elle attendit plus de sept ans, Tous les ans passait un passant. Elle attendit les jours d’hiver ;

Et ses cheveux en attendant Se rappelèrent la lumière. Ils la cherchèrent, ils la trouvèrent, Ils se glissèrent entre les pierres

Et éclairèrent les rochers. Un soir un passant passe encore, Il ne comprend pas la clarté Et n’ose pas en approcher.

Il croit que c’est un signe étrange, Il croit que c’est une source d’or, Il croit que c’est un jeu des anges, Il se détourne et passe encore…

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