On n’en finira donc jamais Avec tous ces on. de Dieu. d'princes ? Faudrait qu’on les expulserait, Et l’sang du peup’ il crie vingince !
Pourquoi qu’ils ont des trains royaux ? Qu’ils éclabouss’ avec leur luxe Les conseillers municipaux Qui peut pas s’payer des bell’ frusques ?
D’abord les d’Orléans pourquoi Qu’ils marient pas ses fill' en France Avec un bon vieux zig’ comm' moi Au lieur du citoyen Bragance ?
Ousqu’elle est leur fraternité ? C’est des mufl’ sans délicatesse. On leur donn' l’hospitalité, Qu’ils nous outent… au moins leurs gonzesses !
Bragance on l’connaît c’t’oiseau-là, Faut-il qu’son orgueil soye profonde ! Pour s’ét’ foutu… un nom comm’ça. Peut donc pas s’app'ler comm’tout l’monde ?
Pourquoi qu’il nag’ dans les millions Quand nous aut’ nous sont dans la dèche ? Faut qu’on l’expulse aussi… mais non, Il est en Espagne, y a pas mèche !
Ensuite, y a les Napoléons Qui fait des rêves despotiques. Il coll’ des affich’ aux maisons Pour embêter la République.
Plonplon, si tu réclam’ encor, On va t’fair’ passer la frontière, Faut pas rater non plus Victor, Il est plus canaill’ que son père !
Moi, j’vas vous dir' la vérité : Les princ’ il est capitalisse, Et l’travailleur est exploité C’est ça la mort du socialisse !
Ah ! si on écoutait Basly, On confisquerait leur galette, Avec quoi qu’l’anarchisse aussi Il pourrait s’flanquer des noc’ chouettes !
Les princ’ c’est pas tout : plus d'curés, Plus d'gendarmes ni d’mlélétaires ! Plus d’richards à lambris dorés, Qui boit la sueur des prolétaires !
Qu’on expulse aussi Léon Say Pour que l’mineur il s’affranchisse, Enfin qu'tout l’mond' soye expulsé, Il rest’ra plus qu’les anarchisses !
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