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1888

[no title]

Pierre LOUŸS

Damon, ce frais début, ce folâtre délire Du dieu de l’art des vers courrouçât-il la lyre, Puissé-je de mon luth te peindre les accents Par le flexible fer aux pleurs obéissants

Qui du ciel matinal empruntant la palette Répand le sombre azur de l’humble violette.

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