Skip to content
1888

À UNE NYMPHE DE DIANE

Pierre LOUŸS

Ô Vierge aux lèvres de victoire, Quand l’oiseau prendra son essor, Sans l’arrêter, aigle ou butor, Laisse au clou la salpinx d’ivoire.

Tu peux m’aimer, tu peux me croire. Viens. Je te dirai quel trésor Les lits de cèdre et de portor Donnent au corps dans la nuit noire.

Et tu sauras d’autres combats Que les sangliers mis à bas Ou l’assaut des trous à panthères. Et je verrai dans tes yeux d’or

S’évanouir encore, encor, Les réserves et les mystères.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
À UNE NYMPHE DE DIANE · Pierre LOUŸS · Poetry Cove