Et puis las, un beau soir, de l'éternel mensonge
Des sourires de femme et des bonheurs offerts,
Las du plaisir facile et des baisers soufferts,
Tu partis amoureux d'on ne sait quel grand songe !
Adieu, fête galante ! adieu, divins concerts !
Et depuis tu poursuis sous les grands ciels de cuivre
Le nuage éphémère aux bords nacrés de givre
Fuyant, comme ton rêve éperdu dans les airs !
Le visage si pâle et le regard si triste !
De grands yeux dévorants et sur un cou de lait
Des boucles d'un noir d'encre au bleuâtre reflet,
Oh ! ces longs cils rangés, où nage une améthyste !
Et dédaigneux et doux, ce sourire muet
D'âme errante oubliée en ce monde égoïste !