Des longs enchantements versés par les regards
Des vieux portraits de femme, apparus dans les Louvre,
Plus d'un porte une plaie au flanc, qui pleure et s'ouvre
Et lui fait un front blême et des gestes hagards.
Ces sourcils triomphants, et, saignantes de fards
Ces bouches du Vinci férocement royales,
Ces cheveux roux nimbés de rubis et d'opales
Ont fait de ma jeunesse une souffrance d'arts.
Désormais obsédé des grâces captivantes
Des Mortes, insensible au charme des Vivantes,
Mon cœur au seul passé veut trouver des attraits,
Et, comme un envoûté des gothiques magies,
En proie aux vains regrets des vaines nostalgies,
Je suis un triste et fol amant d'anciens portraits.