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1885

PARADE

Jean LORRAIN

« À la lutte, à la lutte, ohé, génie et gloire ! « Qui veut voir en maillot, en chemise, en collant « Poudrés d’or ou reins nus les hommes de talent. « Voici les fils publics et les montreurs de foire !

« Le gars normand ? — Présent. À chaque assaut, victoire. « Trapu, la chair épaisse et le poil rutilant, « C’est le coup littéraire au solide relent, « L’homme étalon du jour !

Cet autre à toison noire « Qui se carre en jonglant, beau comme un dieu d’airains « C’est le poète aimé, l’acrobate à tous crins « De l’unique et divine hystérique moderne !

« Messieurs, voyez mes bras ! » « Monsieur, voyez mes reins » « Madame, voyez mon… » Et dans Paris caverne

Bout le boniment fou des poètes foirains.

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