Les flûtes du clair de lune
Emplissent la forêt brune
De leurs accords infinis,
Et, dans l'herbe lumineuse,
Au fond des bois rajeunis,
Avril, ce faiseur de nids,
Écoute au pied de l'yeuse.
Les yeux fixés au ciel pur,
Il accorde aussi sa flûte
Et sa chanson monte et lutte
Avec le limpide azur ;
Et, sous le taillis obscur,
Les cloches des primevères
Tintent de leurs voix de verres.