Les baisers du clair de lune
Font vibrer dans la nuit brune
Les nains sculptés du beffroi,
Et sur la laideur des masques
Le baiser limpide et froid
Fait pleurer, sinistre effroi,
L'œil effrayant des tarasques.
Les pieds rivés au granit,
Où le destin les condamne,
De leur aile au vent qui plane
Elles battent l'infini,
Et le parapet jauni
Reçoit leurs larmes amères,
Pleurs étoiles de chimères.