DES siècles morts parfums étranges,
Des êtres sans sexe et sans noms,
Nus et pareils à des archanges,
Dansent autour des Panthéons.
Pétris de splendeur et de fange,
Leur bouche, où tremblent des poisons,
De nos dédains rit et se venge
Avec des rires de démons.
Au frontispice des portiques
J'ai pris leurs prof ils impudiques
Et, couronnant de nénuphars
Leur beau front stupide et tragique,
J'ai sculpté dans un rythme antique
Leurs torses polis par les fards.