Nisa, Myrto, Lydé, Philodocé, Néére
De cépée en cépée un appel de voix claire
Sonne, et de combe en combe un bruit de pas divins
S'éloigne, un rai d'étoile argenté la broussaille,
Des blancheurs d'aubépine enneigent les ravins
Et l'air ricane, empli des cris vagues et vains
Des fleurs, qu'un vent rôdeur et fou baise et chamaille.
Reines au temps d'Arthus et dryades jadis,
Oriane, Uelda, des noms charmants de fées,
Triomphants comme un bruit de robes étoffées
Qu''on froisse, ont lui dans l'ombre, et les tertres verdis
Sont encore effleurés, comme au temps d'Amadis,
Par le groupe adoré des princesses tragiques
Et la lune à leurs pieds trace des ronds magiques.