LA-BAS à l'horizon, baigné d'ambre et de hâle,
Pourquoi ce jour d'aurore et ces brumes d'iris ?
Embruns mystérieux d'une grève idéale,
Où dans un cycle d'or voltigent les esprits !
Sur notre grève à nous pourquoi ce jour plus pâle,
Ce bruit de mer plus sourd et ces flots assombris ?
Est-ce un dernier reflet d'une rive natale ?
Serait-ce ici l'exil et serions-nous proscrits ?
Alors pourquoi ces cris, pourquoi ces clameurs vaines,
Nous appelant au loin comme des voix humaines ?
Serions-nous amoureux du vide et du néant ?
Horizon, horizon, songe bleu de la grève,
Tes voix sont nos douleurs, tes reflets notre rêve
Et notre âme infinie est sœur de l'Océan.