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1887

IV

Jean LORRAIN

Et l'homme au feutre gris sourit. Sa mine lasse, Sa pâleur, sa main longue et l'exquis nonchaloir De sa pose et ses yeux ivres de désespoir Contaient tout un hautain passé de grande race :

Une enfance princière au fond d'un vieux manoir Entre des lévriers et des chevaux de chasse Et des longs entretiens les soirs à la terrasse Avec des cavaliers masqués de velours noir ;

Des femmes aux yeux peints bruissantes de moire, Des grands étangs royaux, où les biches vont boire Au fond d'un parc ancien, hanté de demi-dieux Et, triomphant Olympe animé sous les nues,

Étincelants d'écume au coin des avenues Des groupes de Tritons et d'Éros radieux.

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