Skip to content
1887

III

Jean LORRAIN

Là-bas, où l'ancien parc envahi de grands arbres S'ensauvage, hanté la nuit de pas divins De Dyrades ; là-bas, où deux rangs de Sylvains Veillent, blancs prisonniers de leurs gaines de marbre,

Sylvandre, en effleurant du bout de ses doigts fins Sa viole, soupire et sa voix affaiblie, Lointaine, s'harmonise à la mélancolie Des cascades tombant des vasques à dauphins.

Dans l'ombre au pied des ifs en cercle réunie, Des beaux diseurs de riens la folle compagnie, Pensive, a mal au cœur d'un nostalgique ennui. Car là-bas sous la lune errante, qui se lève,

Une autre voix soupire et répond dans un rêve, Douce comme un regret d'amour évanoui !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
III · Jean LORRAIN · Poetry Cove