Le visage si pâle et le regard si triste !
De grands yeux dévorants et sur un cou de lait
Des boucles d'un noir d'encre au bleuâtre reflet,
Enténébrant l'éclat d'un grand col de batiste !
Oh ! ces longs cils frangés, où nage une améthyste !
Ces prunelles d'iris, qui tourne au violet
Et, comme déjà las, ce sourire muet
D'âme aimante égarée en un monde égoïste !
Tout et le feutre gris, où la plume de paon
Traîne, et jusqu'au manteau relevé d'un seul pan
Sur le pourpoint moiré de satin, qui se froisse,
Un satin gris d'argent, où semble s'être pris
Le clair de lune, font de leurs tons attendris
Une aube à ce visage adorable d'angoisse !