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1885

DÉBUTANTE

Jean LORRAIN

« Ohé, ohé, ohé, chantent des voix lointaines, « Ohé, ohé, ohé, répondent les bassons ; » L’acte second commence et dans les bleus frissons Des toiles, simulant un bois sacré d’Athènes,

Parmi le frais laurier-rose et les marjolaines Titania la blonde et les folles chansons Des gais lutins, rôdeurs familiers des buissons, S’éveillent, emplissant l’air de leurs turlutaines.

Sous ses gazes d’argent Titania la fée Songe à sa renommée, à l’aurore étouffée, Si, sage et vierge encore, elle n’est pas ce soir, D’abord au grand critique assis là pour la voir,

Ensuite au directeur, enfin, sanglant trophée, À l’auteur … et le temps lui manque, ô désespoir !

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