L'automne ensanglante les haies,
Où meurt le dernier liseron,
Et crie : au bois le bûcheron.
Viens avec moi sous les futaies.
Les rêves y dansent en rond,
Nous cueillerons les rouges baies,
Dont l'âpre baiser fait des plaies,
Que nos chauds baisers guériront
Les feuilles d'ormes et d'érables
Avec les vœux des misérables
Neigent rouges dans un ciel d'or.
Nous, sur les saignantes jonchées
Des vœux et des feuilles séchées,
Vivons en nous aimant encor.