Skip to content
1896

L'IDÉAL

Jeanne LOISEAU

Féconde illusion, que le penseur méprise, Indestructible Espoir d'un bonheur inconnu, Une fausse sagesse en vain veut qu'on te brise, Dans le fond de nos cœurs tu fleuris, ingénu.

C'est toi qui nous conduis sur la route entreprise, Qui nous fais accomplir un progrès continu, Et chaque vin d'amour dont notre âme se grise De ton fruit immortel à longs flots est venu.

Par toi, dont le pouvoir les inspire et les fonde, Mille religions ont consolé le monde, Les martyrs ont chanté, voyant le ciel ouvert. Ce siècle se croit grand parce qu'il te renie :

Ta forme change, ‒ hélas ! nous en avons souffert, ‒ Mais rien ne détruira ton essence infinie.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
L'IDÉAL · Jeanne LOISEAU · Poetry Cove