Skip to content
1852

Annie

Charles-Marie LECONTE DE LISLE

La lune n'était point ternie, Le ciel était tout étoilé ; Et moi, j'allai trouver Annie Dans les sillons d'orge et de blé.

Oh ! Les sillons d'orge et de blé ! Le cœur de ma chère maîtresse Était étrangement troublé. Je baisai le bout de sa tresse,

Dans les sillons d'orge et de blé. Oh ! Les sillons d'orge et de blé ! Que sa chevelure était fine ! Qu'un baiser est vite envolé !

Je la pressai sur ma poitrine, Dans les sillons d'orge et de blé. Oh ! Les sillons d'orge et de blé ! Notre ivresse était infinie,

Et nul de nous n'avait parlé… Oh ! La douce nuit, chère Annie, Dans les sillons d'orge et de blé ! Oh ! Les sillons d'orge et de blé !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
Annie · Charles-Marie LECONTE DE LISLE · Poetry Cove