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1914

VOS YEUX

Charles LE GOFFIC

Je compare vos yeux à ces claires fontaines Où les astres d’argent et les étoiles d’or Font miroiter, la nuit, des flammes incertaines. Vienne à glisser le vent sur leur onde qui dort,

Il faut que l’astre émigre et que l’étoile meure, Pour renaître, passer, luire et s’éteindre encor. Si cruels maintenant, si tendres tout à l’heure, Vos beaux yeux sont pareils à ces flots décevants,

Et l’amour ne s’y mire et l’amour n’y demeure Que le temps d’un reflet sous le frisson des vents.

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