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1914

PREMIERS DOUTES

Charles LE GOFFIC

Jolis rayons d’aube, entrez dans mon âme : Elle a tant besoin de revoir le jour ! — Sait-on ce qui dort dans des yeux de femme, Si c’est la colère ou si c’est l’amour ?

Ô rayons jolis, sous votre caresse, Mon âme autrefois s’emplissait de chants. — Hélas ! qu’avez-vous, ma chère maîtresse, Pour me regarder de ces yeux méchants ?

Ô rayons jolis, dissipez mes craintes ; Apaisez mon mal, tant qu’il n’est pas sûr. — Les yeux de ma mie ont toujours ces teintes, Ces teintes d’or sombre et de sombre azur.

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