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1914

LA DERNIÈRE IDYLLE

Charles LE GOFFIC

Qui donc es-tu, toi qui ressembles à ma vie Et dont les yeux ont l’air de soleils avortés ? Dans le val de Tristesse où mes pas t’ont suivie, Tes soupirs et les miens ne se sont pas quittés.

Soupirer est mon lot. Si tu veux me connaître, Demande mon secret aux cœurs irrésolus : Je suis leur fille. On me nomme : « J’aurais pu être » Et l’on me nomme aussi : « Trop tard » et « Jamais plus »

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