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1914

ÉPITHALAME

Charles LE GOFFIC

Hyménée, ô joie, hymen, hyménée ! La nuit de mon cœur s’est illuminée. Et ce fut d’abord, d’abord en mon cœur, Des hymnes confus qui chantaient en chœur.

Ils chantaient la vie et l’amour de vivre, Le miel des baisers, si doux qu’il enivre. Et je tressaillais, sans savoir pourquoi. Comme si la vie allait naître en moi.

Alors un grand vent déchira les nues. Vous chantiez toujours, ô voix inconnues Et j’avais le cœur plus troublé qu’avant, Lorsque l’aube d’or parut au levant.

Et l’aube éclaira de sa flamme douce Une enfant couchée en un lit de mousse. L’enfant se dressa sur l’horizon clair Et tendit vers moi la fleur de sa chair.

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