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1839

XXIV

Alphonse LAMARTINE

Toi, dont le siècle encore agite la mémoire, Pourquoi dors-tu si loin de ton lac, ô Rousseau ? Un abîme de bruit, de malheur et de gloire, Devait-il séparer ta tombe et ton berceau ?

De ce frais ermitage aux coteaux des Charmettes, Par quels rudes sentiers ton destin t'a conduit ? Hélas ! la terre ainsi traîne tous ses poètes De leur berceau de paix à leur tombeau de bruit.

O forêt de Saint-Point ! oh ! cachez mieux ma cendre ! Sous le chêne natal de mon obscur vallon Que l'écho de ma vie y soit tranquille et tendre, Ah ! c'est assez d'un cœur pour enfermer un nom.

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