Les lionceaux ont des asiles,
Les oiseaux du ciel ont des nids,
Les pauvres mères de nos villes
N'ont point de toits pour leurs petits !
Oh ! rouvrez-leur des bras de mère,
Donnez-leur le lait et le pain,
Et gardez de la graine amère
Le van qui leur épand le grain.
Et vous, venez, timide enfance,
Bénissez Dieu sur leurs genoux ;
Jamais sa tendre Providence
Ne sourit sous des traits plus doux.