Skip to content
1839

A ANGELICA

Alphonse LAMARTINE

Jeune voix que Dieu fit éclore Comme un hymne au matin du jour ; Chaque ame en ce triste séjour Pour loi fut un temple sonore

Que tu remplis de sons, de délire et d'amour ! Bulbul, ainsi que loi, ne chante qu'une aurore ; Mais il revient souvent au bois qu'il a quitté, Écouter si du roc la source coule encore,

En soupirs aussi purs, si le son s'évapore, Si la rosée y tombe aux tièdes nuits d'été. Ah ! reviens comme lui, bel oiseau qui t'envole ! Tu trouveras toujours un écho dans nos bois,

Un désert dans nos cœurs qu'aucun bruit ne console, Et des pleurs dans nos yeux pour tomber à ta voix !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
A ANGELICA · Alphonse LAMARTINE · Poetry Cove