Skip to content
1885

COMPLAINTE SUR CERTAINS ENNUIS

Jules LAFORGUE

Un couchant des Cosmogonies ! Ah ! Que la Vie est quotidienne… Et, du plus vrai qu'on se souvienne, Comme on fut piètre et sans génie…

On voudrait s'avouer des choses, Dont on s'étonnerait en route, Qui feraient, une fois pour toutes ! Qu'on s'entendrait à travers poses.

On voudrait saigner le Silence, Secouer l'exil des causeries ; Et non ! Ces dames sont aigries Par des questions de préséance.

Elles boudent là, l'air capable. Et, sous le ciel, plus d'un s'explique, Par quels gâchis suresthétiques Ces êtres-là sont adorables.

Justement, une nous appelle, Pour l'aider à chercher sa bague, Perdue (où dans ce terrain vague ?) Un souvenir d'AMOUR, dit-elle !

Ces êtres-là sont adorables !Ces êtres-là sont adorables !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
COMPLAINTE SUR CERTAINS ENNUIS · Jules LAFORGUE · Poetry Cove