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1885

À PAUL BOURGET

Jules LAFORGUE

En deuil d'un Moi-le-Magnifique Lançant de front les cent pur-sang De ses vingt ans tout hennissants, Je vague, à jamais Innocent,

Par les blancs parcs ésotériques De l'Armide Métaphysique. Un brave bouddhiste en sa châsse, Albe, oxydé, sans but, pervers,

Qui, du chalumeau de ses nerfs, Se souffle gravement des vers, En astres riches, dont la trace Ne trouble le Temps ni l'Espace.

C'est tout. À mon temple d'ascète Votre Nom de Lac est piqué : Puissent mes feuilleteurs du quai, En rentrant, se r'intoxiquer

De vos AVEUX, ô pur poète ! C'est la grâce que j'me souhaite.

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