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1876

Sur sa Vieillesse

Auguste LACAUSSADE

Mes tempes ont blanchi, blanche est ma chevelure ; La santé, la jeunesse à la rose figure Ne marchent plus à mes côtés ; Et vieilles sont mes dents, et morne ma paupière :

Désormais pour jouir de la douce lumière Bien peu de jours me sont comptés. Et j'y songe souvent, et mon cœur se lamente ; Car je crains le Tartare et sa plage inclémente,

Séjour aux vivants inconnu. Y descendre est terrible, et, penser plus terrible Encor, du noir Hadès et de sa nuit horrible Jamais mortel n'est revenu.

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