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1852

Salut

Auguste LACAUSSADE

Je chante pour chanter, pour tromper ma tristesse, Pour m'oublier moi-même à mon plaintif accord, Comme à son bruit dolent le flot des mers s'endort Sur le sable uni qu'il caresse.

Mais toi dont l'âme éclose au feu d'un même ciel Exhale en vers si purs sa senteur exotique, Tu peux, jeune inspiré, pour ton front poétique Rêver le laurier immortel.

Courage, enfant bercé par la vague africaine ! Ta brise est de parfum et ton ciel est d'azur ; Tu n'as pas à lutter contre le flot obscur Où vogue ma barque incertaine.

Courage ! Un jour brillant sourit à ton réveil : La voix qui te salue à ton aube naissante, Tu l'entendras vibrer dans ta splendeur croissante Pour applaudir à ton soleil.

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