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1876

Les Bonheurs de sa Vie

Auguste LACAUSSADE

Du roi Gygès que me fait l'opulence ? Je n'ai point le désir de l'or. Quand aux tyrans, qu'ils gardent leur puissance ! Je la voudrais bien moins encor.

Parfumer d'huile et de senteurs divines Ma barbe lisse et mes cheveux, Ceindre mon front de roses purpurines, Amis, voilà ce que je veux !

Du présent seul mon âme se soucie ; Eh ! qui connaît le lendemain ? Cueillons la joie aux vignes de la vie, La rose aux buissons du chemin !

Puisqu'en ce jour le sort veut te sourire, Fête en buvant le beau Bacchus ! La mort, soudain, peut t'apparaître et dire : « Couche-toi ! tu ne boiras plus ! »

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