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1876

La Science du Vieillard

Auguste LACAUSSADE

Lorsque je vois danser un chœur de jeunes gens, Je rajeunis ; j'oublie alors le poids des ans, Et, bien que vieux, je vole à la danse et je mêle Aux pieds légers mes pas tremblants.

Fais pour moi refleurir tes roses, ô Cybèle ! J'en veux ceindre mes cheveux blancs. Loin de moi la froide vieillesse ! Ma jeunesse renaît auprès de la jeunesse !

Des beaux fruits de Bacchus versez-moi la liqueur ; Je veux qu'on voie en sa vigueur Comment danse un vieillard cher au Dieu de la lyre, Habile dans l'art du bien dire,

Habile à boire, habile à rire, Et qui de la jeunesse a gardé dans son cœur La verve radieuse et le riant délire !

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