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1839

En réponse à des vers

Auguste LACAUSSADE

Quand le triste Alcyon gémit, Bercé par la vague dormante, Sa voix glisse et tombe mourante Sur le flot calme qui frémit.

Mais si le pauvre oiseau des mers, Lorsque son chant plaintif expire, Entend une voix qui soupire Au loin répondre à ses concerts ;

Il suit sur le flot bleu qui dort La voix qui pleure et le console, Et pour elle au souffle qui vole Il abandonne un doux accord.

Attentive à mes premiers chants, Quand ta généreuse indulgence A ma muse dans son enfance Adresse des conseils touchants ;

Hélas ! pourquoi ne puis-je aussi, Comme l'Alcyon qui soupire, Tirer des cordes de ma lyre De doux chants qui disent : « Merci ! »

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