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1852

Dieu et la Liberté

Auguste LACAUSSADE

Tu ne peux le comprendre et ta bouche blasphème : Porte moins haut l'audace et connais-toi toi-même ! Le Mal est fils de l'homme et de sa volonté. Cet arbre aux fruits mortels s'ouvrit sur la nature

Du jour où l'Éternel fit à sa créature Le présent de la liberté. L'homme, hélas ! en a mal usé : voilà son crime ! Du superbe et du fort, du faible qu'on opprime,

Un jour Dieu jugera l'orgueil et les douleurs. Humble, à tes malheurs même il faut donc te soumettre, Toi qui dois rendre compte à ton souverain maître Du trésor amer de tes pleurs.

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