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1876

Contre l'Or

Auguste LACAUSSADE

Quand l'or me fuit, et souvent ce perfide Aux plaisirs décevants Bien loin s'envole, et son aile est rapide Comme l'aile des vents ;

Jamais alors, jamais ma voix n'invite Le traître à revenir : Mon ennemi fuit le toit que j'habite, Pourquoi le retenir ?

Des vains soucis sa fuite me délivre. Les semant par les airs, Je prends ma lyre et mon esprit s'enivre A la coupe des vers.

Mais quand il voit quel dédain ma sagesse A pour ses dons changeants, Il me revient, l'infidèle, il me presse D'accueillir ses présents.

Non ! loin d'ici, trompeur fertile en ruses, Loin de moi pour toujours ! A tous les biens je préfère les Muses, Ma lyre et mes amours.

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