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1876

Au Temps

Auguste LACAUSSADE

O toi que le bonheur redoute, Fatidique vieillard, seul ami du malheur, Dieu qui portes la faux, éternel moissonneur, O Temps ! — ma voix t'implore, écoute

Ce vœu, — le dernier vœu que doit gémir mon cœur. Hâte pour moi ton vol suprême ; Des espoirs décevants moissonne en moi la fleur ; Étouffe dans mon sein une implacable ardeur :

Fais que j'oublie autant que j'aime ! Détruis un lâche amour, ô divin destructeur !

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