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1852

À l'Île natale

Auguste LACAUSSADE

O terre des palmiers, pays d'Éléonore, Qu'emplissent de leurs chants la mer et les oiseaux ! Île des bengalis, des brises, de l'aurore ! Lotus immaculé sortant du bleu des eaux !

Svelte et suave enfant de la forte nature, Toi qui sur les contours de ta nudité pure, Libre, laisses rouler au vent ta chevelure, Vierge et belle aujourd'hui comme Ève à son réveil ;

Muse natale, muse au radieux sourire, Toi qui dans tes beautés, jeune, m'appris à lire, A toi mes chants ! à toi mes hymnes et ma lyre, O terre où je naquis ! ô terre du soleil !

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