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LE BAISER RENDU

Jean de La Fontaine

Guillot passoit avec sa mariée. Un gentilhomme à son gré la trouvant : « Qui t’a, dit-il, donné telle épousée ? Que je la baise, à la charge d’autant.

— Bien volontiers, dit Guillot à l’instant Elle est, monsieur, fort à votre.service, » Le monsieur donc fait alors son office, En appuyant. Perronnelle en rougit.

Huit jours après, ce gentilhomme prit Femme à son tour : à Guillot il permit Même faveur. Guillot, tout plein de zèle : Puisque, dit-il, monsieur est si fidèle,

J’ai grand regret, et je suis bien fâché Qu’ayant baisé seulement Perronnelle, Il n’ait encore avec elle couché. »

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