C'est un dieu, Mélibée, à qui nous devons tous Le bonheur de la paix et d'un repos si doux. Je le tiendrai toujours pour un dieu.... C'est lui qui me permet de mener dans nos plaines,
Ces bœufs, et ces troupeaux, ces moutons porte-laines : C'est par lui que je joue, au pied de cet ormeau, Les chansons qu'il me plaît dessus mon chalumeau. Considérez du sol la nature secrète,
Ce qu'une terre veut, ce qu'une autre rejette ; Ce fonds est propre au blé, cette côte au raisin ; L'herbe profite ici ; là le mil et le lin ; Les arbres et les fruits croissent ailleurs sans peine ;
En ces lieux le safran du mont Tmole s'amène ; On doit l'ivoire à l'Inde, aux Sabéens l'encens, Aux Calybes le fer. La plus belle saison fuit toujours la première ;
Puis la foule des maux amène le chagrin, Puis la triste vieillesse ; et puis l'heure dernière Au malheur des mortels met la dernière main. Un homme étoit tenu pour injuste et méchant,
S'il plantoit une borne ou divisoit un champ. Les biens étoient communs, et la terre féconde Donnoit tout à foison dans l'enfance du monde. Un coursier généreux, bien fait, d'illustre race,
Des fleuves menaçants tente l'onde, et la passe : Il craint peu les dangers, et moins encor le bruit ; Aime à faire un passage à quiconque le suit ; Va partout le premier, encourage la troupe :
Il a tête de cerf, larges flancs, large croupe, Crins longs, corps en bon point. La trompette lui plaît Impatient du frein, inquiet, sans arrêt, L'oreille lui roidit, il bat du pied la terre,
Ronfle, et ne semble plus respirer que la guerre. O mille fois heureux Le sort de ces Troyens hardis et généreux, Qui, défendant les murs de leur chère patrie,
Aux yeux de leurs parents immolèrent leur vie ! Auprès du mont Alburne, et du bois de Siler, On voit par escadrons un insecte voler : Il est craint des troupeaux ; au seul bruit de son aile
Ils semblent agités d'une fureur nouvelle : Tout s'enfuit aux forêts sans prendre aucun repos. Le nom de cet insecte est, chez les Grecs, astros, Asilus parmi nous.
Comment t'appellerai-je en te rendant hommage, Princesse ? car ton port, ta voix, et ton visage, N'ont rien qui ne paroisse au-dessus des humains ; Mais quelle que tu sois, soulage nos chagrins !
Moi qui n'étois ému ni des armes lancées, Ni des Grecs m'entourant de phalanges pressées, Je tremble maintenant, et crains, au moindre bruit, Pour celui que je porte, et celle qui me suit.
Son visage est de femme, et jusqu'à la ceinture Elle en a les beautés et toute la figure : Le reste, plein d'écaille, est d'un monstre marin : Elle a ventre de loup, et finit en dauphin.
O vierge, je suis fait dès longtemps aux travaux : Je n'en trouverai point les visages nouveaux : Je me suis des malheurs une image tracée ; Et je les ai déjà vaincus par ma pensée.
Les chevaux sont couverts de housses d'écarlate, Où l'or semé de fleurs et de perles éclate ; Ils ont des colliers d'or sous la gorge pendants, Et des mors d'or massif qui sonnent sous leurs dents.
Couple heureux ! si mes vers sont des ans respectés, Vos noms ne mourront point par ma muse chantés : Je les ferai durer tant que la destinée Rendra Rome soumise aux descendants d'Énée,
Tant que ceux de son sang, par leurs honneurs divers, Régneront sur ces murs, ces murs sur l'univers. Tantôt deux cents valets paroissent à sa suite, Puis à dix seulement on la trouve réduite :
Il ne parle tantôt que de grands et de rois ; En termes relevés il compte leurs exploits ; Puis changeant tout d'un coup de style et de matière : Je ne veux rien, dit-il, qu'une simple salière,
Une table à trois pieds, du bureau seulement, Pour me parer du froid, sans aucun ornement. A ce bon ménager, si modeste en paroles, Donnez, si vous voulez, un plein sac de pistoles ;
Vous serez étonné, l'oyant ainsi prêcher, Qu'il n'aura pas la maille avant que se coucher. Pour éteindre la soif quand elle est bien ardente, Demandons-nous à boire en un vase de prix ?
Et pour rassasier la faim qui nous tourmente, Faut-il n'avoir recours qu'aux mets les plus exquis ? Entre deux rangs de fils sur le métier tendus, La navette en courant entrelace la trame,
Puis le peigne aussitôt en serre les tissus. J'examine d'abord les dieux, les éléments : Combien grands sont les deux, quels sont leurs mouvements ; D'où la nature fait et nourrit toutes choses ;
Leur fin, et leur retour, et leurs métamorphoses. Aux plus grands maux l'oubli sert de remède. Soyez hardi, la fortune vous aide. Au paresseux tout fait de l'embarras.
Qu'on me rende manchot, cul-de-jatte, impotent, Qu'on ne me laisse aucune dent, Je me consolerai, c'est assez que de vivre. Père de l'univers', dominateur des cieux,
Mène-moi, je te suis, à toute heure, en tous lieux. Rien ne peut arrêter ta volonté fatale ; Que l'on résiste ou non, ta puissance est égale ; Tu te fais obéir ou de force ou de gré ;
Les âmes des mutins te suivent enchaînées. Que sert-il de lutter contre les destinées ? Le sage en est conduit, le rebelle entraîné. Le jour doroit déjà le sommet des montagnes,
Déjà les premiers traits échauffoient les campagnes ; L'hirondelle, cherchant pâture à ses petits, Sortoit, rentrait au nid, attentive à leurs cris. Les bergers ont enfin enfermé leurs troupeaux,
La nuit couvre la terre, et s'épand sur les eaux. Que je passe pour fourbe, homme injuste, et sans, foi, Je m'en soucierai peu, tant que j'aurai de quoi. Citoyens, c'est l'or seul qui met le prix aux hommes.
Accumulez sans fin, mettez sommes sur sommes, Vous serez honorés. On dit : a-t-il du bien ? L'on ne demande pas d'où, ni par quel moyen. Il n'est point d'infamie à l'indigence égale :
Arrivons, s'il se peut, à notre heure fatale, Étendus sur la pourpre, et non dans un grabat : Toute vie est cruelle en ce dernier état.' L'opulence adoucit la mort la plus terrible.
Qu'aux nœuds du parentage un autre soit sensible, Pour moi, j'enferme tout au fond de mon trésor. Si les yeux de Vénus brillent autant que l'or, Je ne m'étonne pas qu'on la dise si belle,
Que tout lui sacrifie, et soupire pour elle, Qu'ainsi que les mortels les dieux soient ses amants. Je puiserai pour vous chez les vieux écrivains, Écoutez seulement leurs préceptes divins :
Soyez-leur attentif, même aux choses légères : Rien chez eux n'est léger. Nous ne nous devons point l'effet de nos souhaits. Ne comptons point à nous les présents du hasard.
On peut ravir le bien que l'on a pu donner. Je ne trouve d'heureux que ceux qui pensent l'être. J'ai parcouru les ans marqués par mes destins. Soyez digne des dieux, par le mépris de l'or.
Nous mourons tous les jours, mais on n'appelle mort, Que celle enfin qui vient terminer notre sort. Elle s'agite et cherche à se voir délivrée De la divinité qui chez elle est entrée.
Le pauvre seulement doit compter son troupeau. Combien de gens armés courent sur les remparts, Et combien à la porte on voit briller de dards ! La nuit avoit partout répandu ses pavots
Et donnoit aux humains un paisible repos. Car vous savez que cette nuit dernière En faux plaisirs se passa tout entière. Il voudrait rencontrer un sanglier, un lion.
La beauté rend toujours la vertu plus aimable. Le village, les champs et les villes reculent. Où Pallas, sur un roc toujours battu des vents, Va voir de loin les mers....
Croyez-vous qu'une voix, à prier obstinée, Change l'ordre des dieux et de la destinée ? Endurons tous ces maux ; peut-être, à l'avenir, Nous sera-t-il bien doux de nous en souvenir !
Je commande à la Grèce, et Pélops m'a donné Tout ce vaste pays, de mer environné, Qui va de l'Hellespont à l'isthme de Corinthe. Arrête, Ménélas, ou ce bras comme un foudre,
Tombant dessus ton corps, le va réduire en poudre. C'est à ce coup qu'il faut être sans peur Et faire voir de la force et du cœur. Couché parmi des os, en des cavernes sombres,
Par d'éternels abois épouvante les ombres. Ne cède point aux maux ; va contre eux, ne crains rien, Suis ton sort en tous lieux : il te conduira bien. Elles sucent le miel, volant de fleur en fleur,
Et mettent par rayons cette douce liqueur. Eût couru sur les eaux, couru sur les moissons, Sans plier les épis ni mouiller les talons. Dont l'ombre est réservée aux arrière-neveux.
Il faut semer en mars la fève et le sainfoin : Si vous voulez du mil, prenez le même soin. Où Saturne commence et finit sa carrière ; Quels tours Mercure fait en sa course légère.
Observe le coucher , pour n'être point séduit Par la sérénité d'une trompeuse nuit. Il suffit de toucher les principes des choses. On fendoit autrefois le bois avec des coins.
Qu'on commença d'user de piéges et de rets, Et de placer des chiens sur le bord des forêts. Qui dans le fond du cœur a la vertu présente. Ou qu'on donne ce corps en proie aux chiens de mer.
Sans souci du tombeau, je sais que la Nature Aux corps abandonnés donne la sépulture. Maintenant, pour chasser le mal qui nous oppresse, Il nous faut employer la force avec l'adresse.
Je suis homme et ne tiens rien d'humain hors de moi. On voit dans ses regards une brillante ardeur, Et dans ses mouvements la fierté de son cœur. Et puis allez planter la vigne et l'olivier.
Est-ce un si grand malheur, que de perdre la.vie ? La vertu du héros, sa naissance et sa gloire, Se viennent présenter souvent à la mémoire. D'avoir, dans le combat, écarté seul la presse
Et renversé toute la Grèce ? Le travail et la mort sont terribles à voir. Le fier Agamemnon, Priam le sourcilleux, Et le vaillant Achille ennemi de tous deux.
Le corps seul peut toucher et peut être touché. Où demeure le deuil, le souci, la tristesse, La mourante langueur et la froide vieillesse. S'il manque à l'indigent, l'avare se plaint tout.
Qui sait vivre de peu n'a disette de rien. Le temps fuit et jamais ne se peut rappeler. La plus belle saison fuit toujours la première. Puis vient la maladie et la triste vieillesse.
A qui jamais l'ami, ni l'ennemi, N'a pu payer le bienfait qu'à demi. Sur lui tonne du ciel la grande et vaste porte. Si quelqu'un peut entrer dans le conseil des dieux,
La vaste porte des cieux A moi seul s'ouvrira.... Je chante un Héros et la guerre. Les lois n'ont de pouvoir, qu'autant que le roi vit.
Le palais du Soleil, porté sur cent colonnes, Étoit tout brillant d'or.... Il avoit l'essieu d'or et le timon aussi ; Les rais étoient d'argent....
Vesper leur apparaît, quand nous voyons l'Aurore. C'est un dieu, Mélibée, à qui nous devons tous Le bonheur de la paix et d'un repos si doux. Je le tiendrai toujours pour un dieu....Je le tiendrai toujours pour un dieu....
C'est lui qui me permet de mener dans nos plaines, Ces bœufs, et ces troupeaux, ces moutons porte-laines : C'est par lui que je joue, au pied de cet ormeau, Les chansons qu'il me plaît dessus mon chalumeau.
Considérez du sol la nature secrète, Ce qu'une terre veut, ce qu'une autre rejette ; Ce fonds est propre au blé, cette côte au raisin ; L'herbe profite ici ; là le mil et le lin ;
Les arbres et les fruits croissent ailleurs sans peine ; En ces lieux le safran du mont Tmole s'amène ; On doit l'ivoire à l'Inde, aux Sabéens l'encens, Aux Calybes le fer.Aux Calybes le fer.
La plus belle saison fuit toujours la première ; Puis la foule des maux amène le chagrin, Puis la triste vieillesse ; et puis l'heure dernière Au malheur des mortels met la dernière main.
Un homme étoit tenu pour injuste et méchant, S'il plantoit une borne ou divisoit un champ. Les biens étoient communs, et la terre féconde Donnoit tout à foison dans l'enfance du monde.
Un coursier généreux, bien fait, d'illustre race, Des fleuves menaçants tente l'onde, et la passe : Il craint peu les dangers, et moins encor le bruit ; Aime à faire un passage à quiconque le suit ;
Va partout le premier, encourage la troupe : Il a tête de cerf, larges flancs, large croupe, Crins longs, corps en bon point. La trompette lui plaît Impatient du frein, inquiet, sans arrêt,
L'oreille lui roidit, il bat du pied la terre, Ronfle, et ne semble plus respirer que la guerre. O mille fois heureux Le sort de ces Troyens hardis et généreux,
Qui, défendant les murs de leur chère patrie, Aux yeux de leurs parents immolèrent leur vie ! Auprès du mont Alburne, et du bois de Siler, On voit par escadrons un insecte voler :
Il est craint des troupeaux ; au seul bruit de son aile Ils semblent agités d'une fureur nouvelle : Tout s'enfuit aux forêts sans prendre aucun repos. Le nom de cet insecte est, chez les Grecs, astros,
Asilus parmi nous.Asilus parmi nous. Comment t'appellerai-je en te rendant hommage, Princesse ? car ton port, ta voix, et ton visage, N'ont rien qui ne paroisse au-dessus des humains ;
Mais quelle que tu sois, soulage nos chagrins ! Moi qui n'étois ému ni des armes lancées, Ni des Grecs m'entourant de phalanges pressées, Je tremble maintenant, et crains, au moindre bruit,
Pour celui que je porte, et celle qui me suit. Son visage est de femme, et jusqu'à la ceinture Elle en a les beautés et toute la figure : Le reste, plein d'écaille, est d'un monstre marin :
Elle a ventre de loup, et finit en dauphin. O vierge, je suis fait dès longtemps aux travaux : Je n'en trouverai point les visages nouveaux : Je me suis des malheurs une image tracée ;
Et je les ai déjà vaincus par ma pensée. Les chevaux sont couverts de housses d'écarlate, Où l'or semé de fleurs et de perles éclate ; Ils ont des colliers d'or sous la gorge pendants,
Et des mors d'or massif qui sonnent sous leurs dents. Couple heureux ! si mes vers sont des ans respectés, Vos noms ne mourront point par ma muse chantés : Je les ferai durer tant que la destinée
Rendra Rome soumise aux descendants d'Énée, Tant que ceux de son sang, par leurs honneurs divers, Régneront sur ces murs, ces murs sur l'univers. Tantôt deux cents valets paroissent à sa suite,
Puis à dix seulement on la trouve réduite : Il ne parle tantôt que de grands et de rois ; En termes relevés il compte leurs exploits ; Puis changeant tout d'un coup de style et de matière :
Je ne veux rien, dit-il, qu'une simple salière, Une table à trois pieds, du bureau seulement, Pour me parer du froid, sans aucun ornement. A ce bon ménager, si modeste en paroles,
Donnez, si vous voulez, un plein sac de pistoles ; Vous serez étonné, l'oyant ainsi prêcher, Qu'il n'aura pas la maille avant que se coucher. Pour éteindre la soif quand elle est bien ardente,
Demandons-nous à boire en un vase de prix ? Et pour rassasier la faim qui nous tourmente, Faut-il n'avoir recours qu'aux mets les plus exquis ? Entre deux rangs de fils sur le métier tendus,
La navette en courant entrelace la trame, Puis le peigne aussitôt en serre les tissus. J'examine d'abord les dieux, les éléments : Combien grands sont les deux, quels sont leurs mouvements ;
D'où la nature fait et nourrit toutes choses ; Leur fin, et leur retour, et leurs métamorphoses. Aux plus grands maux l'oubli sert de remède. Soyez hardi, la fortune vous aide.
Au paresseux tout fait de l'embarras. Qu'on me rende manchot, cul-de-jatte, impotent, Qu'on ne me laisse aucune dent, Je me consolerai, c'est assez que de vivre.
Père de l'univers', dominateur des cieux, Mène-moi, je te suis, à toute heure, en tous lieux. Rien ne peut arrêter ta volonté fatale ; Que l'on résiste ou non, ta puissance est égale ;
Tu te fais obéir ou de force ou de gré ; Les âmes des mutins te suivent enchaînées. Que sert-il de lutter contre les destinées ? Le sage en est conduit, le rebelle entraîné.
Le jour doroit déjà le sommet des montagnes, Déjà les premiers traits échauffoient les campagnes ; L'hirondelle, cherchant pâture à ses petits, Sortoit, rentrait au nid, attentive à leurs cris.
Les bergers ont enfin enfermé leurs troupeaux, La nuit couvre la terre, et s'épand sur les eaux. Que je passe pour fourbe, homme injuste, et sans, foi, Je m'en soucierai peu, tant que j'aurai de quoi.
Citoyens, c'est l'or seul qui met le prix aux hommes. Accumulez sans fin, mettez sommes sur sommes, Vous serez honorés. On dit : a-t-il du bien ? L'on ne demande pas d'où, ni par quel moyen.
Il n'est point d'infamie à l'indigence égale : Arrivons, s'il se peut, à notre heure fatale, Étendus sur la pourpre, et non dans un grabat : Toute vie est cruelle en ce dernier état.'
L'opulence adoucit la mort la plus terrible. Qu'aux nœuds du parentage un autre soit sensible, Pour moi, j'enferme tout au fond de mon trésor. Si les yeux de Vénus brillent autant que l'or,
Je ne m'étonne pas qu'on la dise si belle, Que tout lui sacrifie, et soupire pour elle, Qu'ainsi que les mortels les dieux soient ses amants. Je puiserai pour vous chez les vieux écrivains,
Écoutez seulement leurs préceptes divins : Soyez-leur attentif, même aux choses légères : Rien chez eux n'est léger.Rien chez eux n'est léger. Nous ne nous devons point l'effet de nos souhaits.
Ne comptons point à nous les présents du hasard. On peut ravir le bien que l'on a pu donner. Je ne trouve d'heureux que ceux qui pensent l'être. J'ai parcouru les ans marqués par mes destins.
Soyez digne des dieux, par le mépris de l'or. Nous mourons tous les jours, mais on n'appelle mort, Que celle enfin qui vient terminer notre sort. Elle s'agite et cherche à se voir délivrée
De la divinité qui chez elle est entrée. Le pauvre seulement doit compter son troupeau. Combien de gens armés courent sur les remparts, Et combien à la porte on voit briller de dards !
La nuit avoit partout répandu ses pavots Et donnoit aux humains un paisible repos. Car vous savez que cette nuit dernière En faux plaisirs se passa tout entière.
Il voudrait rencontrer un sanglier, un lion. La beauté rend toujours la vertu plus aimable. Le village, les champs et les villes reculent. Où Pallas, sur un roc toujours battu des vents,
Va voir de loin les mers.... Croyez-vous qu'une voix, à prier obstinée, Change l'ordre des dieux et de la destinée ? Endurons tous ces maux ; peut-être, à l'avenir,
Nous sera-t-il bien doux de nous en souvenir ! Je commande à la Grèce, et Pélops m'a donné Tout ce vaste pays, de mer environné, Qui va de l'Hellespont à l'isthme de Corinthe.
Arrête, Ménélas, ou ce bras comme un foudre, Tombant dessus ton corps, le va réduire en poudre. C'est à ce coup qu'il faut être sans peur Et faire voir de la force et du cœur.
Couché parmi des os, en des cavernes sombres, Par d'éternels abois épouvante les ombres. Ne cède point aux maux ; va contre eux, ne crains rien, Suis ton sort en tous lieux : il te conduira bien.
Elles sucent le miel, volant de fleur en fleur, Et mettent par rayons cette douce liqueur. Eût couru sur les eaux, couru sur les moissons, Sans plier les épis ni mouiller les talons.
Dont l'ombre est réservée aux arrière-neveux. Il faut semer en mars la fève et le sainfoin : Si vous voulez du mil, prenez le même soin. Où Saturne commence et finit sa carrière ;
Quels tours Mercure fait en sa course légère. Observe le coucher , pour n'être point séduit Par la sérénité d'une trompeuse nuit. Il suffit de toucher les principes des choses.
On fendoit autrefois le bois avec des coins. Qu'on commença d'user de piéges et de rets, Et de placer des chiens sur le bord des forêts. Qui dans le fond du cœur a la vertu présente.
Ou qu'on donne ce corps en proie aux chiens de mer. Sans souci du tombeau, je sais que la Nature Aux corps abandonnés donne la sépulture. Maintenant, pour chasser le mal qui nous oppresse,
Il nous faut employer la force avec l'adresse. Je suis homme et ne tiens rien d'humain hors de moi. On voit dans ses regards une brillante ardeur, Et dans ses mouvements la fierté de son cœur.
Et puis allez planter la vigne et l'olivier. Est-ce un si grand malheur, que de perdre la.vie ? La vertu du héros, sa naissance et sa gloire, Se viennent présenter souvent à la mémoire.
D'avoir, dans le combat, écarté seul la presse Et renversé toute la Grèce ? Le travail et la mort sont terribles à voir. Le fier Agamemnon, Priam le sourcilleux,
Et le vaillant Achille ennemi de tous deux. Le corps seul peut toucher et peut être touché. Où demeure le deuil, le souci, la tristesse, La mourante langueur et la froide vieillesse.
S'il manque à l'indigent, l'avare se plaint tout. Qui sait vivre de peu n'a disette de rien. Le temps fuit et jamais ne se peut rappeler. La plus belle saison fuit toujours la première.
Puis vient la maladie et la triste vieillesse. A qui jamais l'ami, ni l'ennemi, N'a pu payer le bienfait qu'à demi. Sur lui tonne du ciel la grande et vaste porte.
Si quelqu'un peut entrer dans le conseil des dieux, La vaste porte des cieux A moi seul s'ouvrira.... Je chante un Héros et la guerre.Je chante un Héros et la guerre.
Les lois n'ont de pouvoir, qu'autant que le roi vit. Le palais du Soleil, porté sur cent colonnes,Le palais du Soleil, porté sur cent colonnes, Étoit tout brillant d'or.... Il avoit l'essieu d'or et le timon aussi ;
Les rais étoient d'argent.... Vesper leur apparaît, quand nous voyons l'Aurore.
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