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1848

Oude Vlaemsche liederen

J.F. Willems

III. 1.

‘Hé! Gelibert, dites, s'il vos agrée, Respondez moi à ce que vous demant: Uns chevaliers a une dame amée, Et si vos di qu'il en est si avant, Que nuit et jor fait de li son commant. TantTant, seulement. ont amors la dame abandonnée; Dites s'amors vait por ce eslongantSi cela ne fait disparaître l'amour.?’

2. - ‘Dux de Braibant, jà orrez ma penséeVous allez entendre ma pensée.: Jà bone amors jura por ce faillantPor ce faillant, à cause de cette faiblesse., Ancoiz seroit en local cuer doublée Si on li faisoit bonté et bien semblant. Se la dame a donéA doné pour s'est donnée. à son amant Jà n'en sera por ce fors mieuxFors mieux, que mieux. amée, S'en son cuer a point de bonté manantSi quelque bonté lui reste dans le coeur..’

3. - ‘Hé! Gelibert, où avez vos trovée Ceste raison? Trop vos voi non sachantJe vois bien que vous n'en savez rien.. L'en tientL'en tient, l'on tient. plus chier la chose désirée Que ce qu'on a abandonnéementAbandonnéement, par abandon.. Ne m'alez mie de ce aprendant: Tant est amors servie et honorée Com la dame se garde saumemantSaumement, sauve, intacte..’ Deze drie liederen zyn afgeschreven ter Koninklyke Bibliotheek, te Parys, alwaer zy gevonden worden in meer dan één handschrift, onder andere Manuscrits du Roi, No 7222. De twee eerste zyn gedrukt by Laborde, Essai sur la Musique ancienne et moderne, II, pp. 172-175, en de twee laetste in Jubinal's uitgave van La Complainte et le Jeu de Pierre De la Broche, pp. 44-46; doch zonder de oude melodie, welke ik verschuldigd ben aen den heer J. Barrois, te Parys, die de goedheid heeft gehad dezelve uit het handschrift der Koninklyke Bibliotheek te kopieeren. De Pastourelle No I, waervan ook eene vrye navolging geplaetst is in de Notes van Lesbroussart's gedicht Les Belges (Recueil des Poëmes couronnés à Alost, Gand, 1810, in-8o, page 29), is, by wyze van imitatie, in nieuwere muziek gesteld, Essai sur la Musique, II, p. 128 (Musique). Zy heeft veel overeenkomst met chanson XXXIX en XL der Poésies du Roi de Navarre, II, pp. 89-94. Gillebert de Berneville, wien de hertog zyn derde lied heeft toegerigt, was een beroemd trouvere in 's vorsten dienst, en zoo 't schynt een begunstigd minnaer van Beatrix d'Audenarde.

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