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1861

Al de kinderliederen

Jan Pieter Heije

IV.

A. Clavareau I. Le lever du soleil. Zonsopgang, I, blz. 6.

C'est singulier! de très-bonne heure, Le soleil dore mon logis Et cependant notre demeure, N'est que dans un coin sombre et gris. Mais je lisais hier encore, Et ma mère me dit souvent Qu'aux champs le lever de l'aurore Offre un tableau plus ravissant.

D'abord, dit-elle, quelque étoile Scintille encor, puis, lentement, S'efface et va prendre son voile Dans le lointain du firmament. Une lueur rose et bleuâtre Pare le char oriental, Et le soleil, sur ce théâtre, Paraît comme un enfant royal.

Je m'étonne quand, de bonne heure, Le soleil dore mon logis; Car, dans un coin, notre demeure N'a que des murs sombres et gris. Oh! qu'à tant de magnificence, L'homme des champs, humble et pieux, A genoux se courbe en silence Et joigne ses mains vers les cieux.

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